Avec Dames Fleurs, l’artiste nous convie à une exploration du féminin comme territoire du vivant.
À travers la peinture, le dessin, la gravure, et la céramique, elle déploie un langage plastique où le corps et la
nature se confondent, où femmes et fleurs deviennent métaphore de l’être et matrice du monde.
La démarche ne relève pas d’un simple rapprochement formel entre la femme et la fleur. Elle s’inscrit
dans une recherche plus profonde : celle de la présence, du lien organique qui unit l’humain à la terre.
Dans ces oeuvres, le végétal et le féminin cohabitent dans un même élan vital.
Le geste est souvent épuré, mais toujours chargé d’une intensité intérieure — celle du vivant qui résiste et se
régénère.
Les Dames Fleurs ne sont ni des allégories ni des portraits.
Elles sont des présences.
Chacune affirme une singularité, un rythme, un souffle.
Elles évoquent la vulnérabilité et la force, la douceur et la puissance, la lenteur et l’éclosion.
Dans ce dialogue entre fragilité et ancrage, l’artiste interroge la place du féminin dans le monde :
non pas comme image figée, mais comme énergie créatrice en mouvement.
Ce travail s’inscrit dans une filiation avec les artistes qui ont exploré la matière comme corps vivant, de
la sculpture organique de Niki de Saint Phalle à la sensualité des formes de Georgia O’Keeffe.
Mais ici, le propos s’enracine dans une dimension plus intime, presque méditative : la fleur devient miroir du
souffle intérieur, du passage du visible à l’invisible.
« Dames Fleurs » est ainsi une ode à la métamorphose — celle de la femme, de la nature, de la matière
elle-même.
Une exposition qui invite à ralentir, à ressentir, à renouer avec la part du monde qui respire en nous.

